Le moine et le vélin

Cette odeur oubliée est comme un parchemin vieillit

Perdu au fond du temps, dans un coffre d’orfèvrerie

Trace fragile et oubliée, d’un monde loin d’ici

Orient, occident, continent, grande île ou pays

Enluminures usées, trame apparaissant, tendre

Le passage du temps a fait son œuvre et continue

Triste moment qui dure infiniment, les calandes

Ont passé, les rivières ont coulé, les ponts disparu

Seul reste le vague à l’âme d’un écrivain à la soutane

Le crâne chauve, la tête courbée, l’œil vif et silencieux

Écriture charmée d’une calligraphie penchée

Animé, coloré par sa verve incisive, un feu

Brûle, dévore les pages de vélin, membranes

Vivantes, cuivre d’aile, ailes de bronze aux dragons âgés

S’ébrouent dans le graphisme et dans les caractères sacrés

Tout un conte, un mythe, une histoire, une vérité passée

Sont là et ne sont plus, l’on savait mais l’on ne sait plus

Et l’écrivain écrit sans s’arrêter même s’il n’est plus.

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