Une fin sans début

Poussée sous un rayon de lune incarnadine

La paupière grande ouverte et le regard au loin

J’appuie avec effort soutenu par deux mains

A l’endroit d’une plaie pas vraiment anodine

Il reste en moi l’espoir que ferme volition

Satisfera l’esprit, ramènera raison

Et dans le cœur errant un doux balancement

Qui s’accorde à mes gammes allant s’amuïssant

L’heure dort sur ses secondes, insomniaques enfants

Me laissant affamée d’un sommeil térébrant

L’imaginaire épris voudrait bien marchander

Auprès du jeune Amour et sa flèche aciérée

Qu’il me fasse apprécier le si doux morillon

Pour qu’enfin je délaisse insensée liaison

Bien que l’Ailé lui-même perçoive l’exiguïté

Des marques de ses pointes à mon âme livide

Peut-être rendra t-il, en masculin sylphide

Un peu de calme aux jours et des nuits apaisées.

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