Yuki Penalver

Aimer

Un doux sonnet furtif à l’âme émerveillée Sous la tonnelle en fleurs accoudées à l’éther La belle âme enfantine approche et chante clair Afin que nos esprits se tiennent reposés. Mais c’est l’alexandrin, convenons-en de suite Ce grand vaisseau galant aux douze voiles bleues Dont doucement s’éprend mon doux cœur amoureux Qui fait rouler laLire la suite →

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Haïkus

Solitude Capeline usée Dans le froid d’un hiver bleu Vos mains nues gelées Héraldique été Une étendue d’or À la fasce emplie d’azur Chargée cyclamor Hiverner Le soupir du chat Un voile à voix qui ronronne À la nuit, frimas Vues: 213

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Au hasard des mots

C’était dans ses habitudes, bien particulières l’avouait-elle même volontiers, de se jucher, reine de tous les pays, sur la plus haute tour de la Grande Capitale ; que le vent y soit taquin et la pluie jalouse, la bise mordante ou le ciel en colère, elle n’hésitait pas à tendre son visage de deçà les horizonsLire la suite →

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Les huit photographies (1880-1930) version 2

(1890) Le katana est posé au côté droit, selon le code d’arme, et les mains reposent à plat sur les cuisses. Tout est flou à l’arrière-plan, l’objectif s’est arrimé, comme un œil d’enfant simple et curieux, sur le volumineux nez du vieillard à genoux. Au verso de la photographie, il est écrit: « je ressemblais àLire la suite →

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Les huit photographies (1880-1930)

(1885) Plic-ploc. Sur la charpente, les gouttes glissent. Je ne perçois de ton regard que deux plis rieurs. A tes oreilles s’amuïssent doucement les échos de la pluie tandis que tu serres dans ta poigne d’enfant ton petit train de bois. (1894) Quel étang glacé ! Tes joues bleuies en témoignent, ainsi que la rougeurLire la suite →

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Le onzième sens

Lorsque je m’étais installé dans ce petit chalet de montagne, sur le versant nord du massif pyrénéen, je n’avais alors qu’un but en tête: m’éloigner le plus possible de toute cette vicissitude humaine, cesser de souffrir par la volonté de quelques joueurs au-dessus de ce monde étroit d’esprit, bête et passivement morose. Leurs bêlements àLire la suite →

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Deux éléments

L’entendez-vous la pluie sous l’orage tomber ? Le long du gouttereau, qui glisse et roule encore Alors que les éclairs continuent de flamber Vertigineuse et dense, la pluie tout au-dehors Tombe L’entendez-vous le feu sous la hôte ronfler ? Le long du bois d’aubier, qui gronde et craque encore Alors que la pluie danse et poursuit sonLire la suite →

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Une fin sans début

Poussée sous un rayon de lune incarnadine La paupière grande ouverte et le regard au loin J’appuie avec effort soutenu par deux mains A l’endroit d’une plaie pas vraiment anodine Il reste en moi l’espoir que ferme volition Satisfera l’esprit, ramènera raison Et dans le cœur errant un doux balancement Qui s’accorde à mes gammesLire la suite →

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Ivre amant d’amers amours

Oh ! Doux tempérament de ton visage épris Des plus dives liqueurs rougeoyantes à tes yeux Tombant parfois en rêve sur mes regards envieux Où j’y lis distractions et gaietés assouvies Complaisant je m’affiche en masquant mes passions Au côtés de tes flancs comme ablettes lunaires Dérivant mains dociles en prouvant mes manières Que dénient lesLire la suite →

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Un danger impalpable

Ils avaient pris la mer Comme si l’eau était claire Et le soleil haut. Dans leur cœur matelot Brillait concupiscence A leur tour ils voulaient Se glisser dans la danse Et leur bateau armé Intimidait le monde Quelques guerres cruelles Il n’y perdit les ailes Mais fit planter des tombes Très tôt mauvais présage SonLire la suite →

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